Gentlemen MG Drivers

Tenue d'atelier

   
McQueen & Sprite

Tout conducteur d'une ancêtre doit être capable de réaliser un entretien parfait et quelques travaux mécaniques sur sa voiture. Une vidange-graissage, un réglage de carbus ou la simple dépose des roues sont des opérations salissantes et, comme tous les travaux de bricolage, ne sont pas sans risques. Sont recensées ci-dessous quelques suggestions pour une protection du conducteur et de la voiture lors de ces entretiens récurrents.


Pour le conduteur - mécanicien amateur

Salopette :

Peut se porter par-dessus une tenue normale (overalls) ou tout simplement par-dessus un polo ou un T-shirt. L'alternative consiste en un pantalon et éventuellement une veste de travail. Mais la salopette protège mieux et, dans les positions peu confortables, comme quand on doit se glisser sous la voiture, la salopette en une pièce évite les retroussements inopinés de vêtements. Le dilemme : en toile épaisse, elle est solide mais peu confortable, en coton-polyester fin, elle est confortable mais fragile.

 

 

(Ici la saloppette en coton-polyester, légère, confortable mais fragile, proposée par le MGOC)

Gants de travail :

Peu de garagistes travaillent avec des gants pour garder une totale dextérité... Mais les multiples aspérités et la température des pièces si l'on travaille sur un moteur encore chaud, devraient amener le mécanicien amateur à se protéger avec des gants de travail. Les gants légers en nitrile sont imperméables aux graisses et hydrocarbures, mais ils sont fragiles. Les mains ne sont pas à l'abri des coupures ni des brûlures. En outre, il faut changer de gants à chaque manipulation (principe des gants jetables, disponibles par boîte de 100). Les gants traditionnels de travail, beaucoup plus résistants, sont moins souples et sont souvent perméables.

Il en existe pourtant qui sont dédiés au travail de mécanicien. Certains sont couverts de nitrile, de sorte qu'ils restent souples et imperméables aux huiles et graisses. Cependant, ils sont moins résistants aux coupures et perforations. D'autre part, une fois imprégnés de graisse, ils sont inutilisables et il faut en changer (il faut en acheter plusieurs paires à la fois). Les normes d'essais EN 420/03 (dextérité) et EN 388/03 (résistance), cotées de 1 à 5, sont à prendre en considération au moment de choisir, car c'est toujours un compromis entre ces 2 caractéristiques.

Les gants US Mechanix sont une référence dans de nombreux domaines techniques, et sont sensiblement plus chers que les précédents. Ils sont théoriquement lavables en machine et sont connus pour conserver une excellente dextérité. L'imperméabilité et la résistance aux coupures ne sont cependant pas toujours garanties et les valeurs des normes européennes ne sont pas indiquées.

(Ici, gants CofraTotal Proof Mechanical Protection avec paume et dos revêtus de nitrile;
et gants Mechanix The Original 0.5mm pour une dextérité maximale)

Chaussures de sécurité :

Idéales lors de tout travail de bricolage, les chaussures de sécurité présentent de multiples avantages (norme EN 20345 S3) : hautes ou basses, à semelles antidérapantes sur les liquides et antiperforation, antistatique, antichoc, imperméables et résistantes aux huiles et hydrocarbures, pointe renforcée par une coque de protection, etc. En outre leur prix est raisonnable. Seul problème : les semelles peuvent être très larges. Trop pour le pédalier étroit de la MG B (en d'autres termes, on attrape deux pédales en même temps !). Il vaut mieux dès lors s'orienter vers des marques dédiées à l'automobile (plutôt qu'à des travaux de chantier) et les essayer avant d'acheter...

(Ici, des chaussures de sécurité Sparco Track High S3)

Gilet matelassé :

S'il fait froid, la salopette peut se porter par-dessus un pull sans problème. Mais s'il s'agit de se protéger du froid durant un cours laps de temps, un bodywarmer est une solution très pratique. Matelassé, il protège comme un anorak, tandis que l'absence de manches garantit des mouvements aisés, contrairement à l'anorak ou au survêtement traditionnel. Attention cependant qu'il est plus fragile que la salopette et sensiblement plus difficile à nettoyer.

 

 

(Ici un bodywarmer matelassé, imperméable et avec capuchon dans le col proposé par le MGOC)

Casquette anti-choc :

Calotte moulée en ABS bordée de mousse et recouverte de coton à la manière d'une casquette de baseball. La calotte ABS peut aussi être vendue séparément et glissée sous une casquette de baseball classique. Elle ne protège évidemment pas aussi bien qu'un casque (inutile dans ces conditions de travail) mais doit répondre à la norme EN 812. Le malencontreux coup de tête lorsque l'on se relève sur une arête du coffre ouvert ou sur le bas du véhicule quand on est dans la fosse, est une expérience que tout mécanicien amateur a certainement vécu. Mais il faut supporter le port d'un couvre-chef durant tout le travail, ce qui n'est pas donné à tout le monde...

(Ici casquette anti-heurt Surflex répondant à la norme EN 812)

Lunettes de travail :

Le port de lunettes de sécurité n'est généralement pas requis pour les travaux courants sur la voiture (évidemment, si vous faites de la soudure, c'est autre chose...). Mais si vous devez porter des verres correcteurs, qui peuvent être très chers, il faut faire face à 2 problèmes : le maintien des lunettes et la protection des verres. Au minimum, faites en sorte de bien attacher les lunettes par exemple avec un cordon autour du coup. Idéalement, il faudrait disposer d'une paire de lunettes correctrices réservée au bricolage (mécanique ou autre). Personnellement, je me contente d'une paire bon marché avec verres correcteurs synthétiques. Mais il existe des lunettes protectrices ET correctrices, avec un dispositif anti-glisse (serre-nez, branches) et de larges verres en polycarbonate anti-rayures et résistants aux impacts.

(Ici, lunettes de sécurité à verres correcteurs en polycarbonate ou CR39 et à branches anti-glisse Bollé B808 II).


Pour la voiture

Housses de protection de carrosserie :

Deux housses couvrant complètement les ailes sont indispensables pour protéger la peinture lorsque l'on travaille sur le moteur. Elles sont disponibles en diverses matières (coton et/ou polyester) et portent souvent le logo de la marque. Soit elles se fixent avec des aimants (peu recommandé), soit elles disposent d'un dos couvert d'une matière caoutchouteuse anti-glisse. Cette matière laisse cependant des traces sur la carrosserie, qu'il faut essuyer immédiatement. Pour cette même raison, il ne faut jamais laisser les housses sur les ailes durant de longues périodes.

(Ici, un workshop-mate, appelé aussi wing cover ou fend cover, proposé par le MGOC)

Housses de protection des sièges :

Les sièges, surtout celui du conducteur, doivent aussi être protégés lorsque l'on s'assied derrière le volant avec une salopette de propreté douteuse. En nylon ou coton/polyester, elles s'enfilent directement sur les sièges (avec ou sans appuie-tête) et sont aussi le plus souvent ornées du logo de la marque de la voiture. La fixation étant très lâche, l'assise est glissante et il vaut mieux éviter de conduire avec ces housses.

(Ici, des housses de protection de sièges proposées par MossMotors)

Autres protections intérieures :

Si les mains ou les gants et les souliers sont couverts de graisse ou d'huile, et que l'on a dû s'installer au volant durant l'entretien, il faut impérativement nettoyer le volant, les pédales, le pommeau de changement de vitesse et les carpettes de sol quand l'entretien est terminé. Ce n'est pas seulement une question de propreté, mais surtout de sécurité ! Il existe aussi des protections jetables en matière plastique pour les volants et les leviers de vitesse, et des tapis de sol en caoutchouc facilement mis en place. Mais vérifiez toujours la propreté de ces pièces essentielles au terme du travail.

(Ici, couvre volant et couvre levier, avec élastique, jetables de Gammaplast)

 


© JP Donnay 2003 à 2014
Créé le 27 juin, 2003 - Mise à jour de la page le 9 janvier, 2017