Voyages en MG

Normandie 19-23 mai 2004


Etape à Villers-Cotterêts
Un ancien relais de poste pour la seule petite MG
Face à la mer, en plein vent, elle a ramené des kilos de sable
Devant l'hôtel (parking gardé : mon oeil !).
Mais de la véranda, je ne la quitte pas des yeux.


Languedoc-Roussillon 30 avril - 15 mai 2005

Trajet de l'aller par autoroutes, en 2 étapes. Coup de chapeau aux Luxembourgeois, super-sympas sur la route !
Pose café sur le plateau de Langres Une vraie voiture, au 1er plan, et un informe croisement entre un minibus et une camionette, comme on en voit tant aujourd'hui, au 2d plan.
Arrêt à Chagny (Bourgogne). Chambre avec vue sur la voiture.. mais la nuit, elle est rangée dans la parking fermé de l'hôtel.
Petite visite aux amis de Fontaines (Chagny). Accueil toujours chaleureux des Guillaume, bien que je les sorte du lit un dimanche matin. Photo dans la cour du "château".
Destination : Carnon-Plage (Ouest). Appartement sur le port :
si je bascule du balcon, je tombe sur un bateau...
Cour fermée de l'hôtel. Il n'y avait pas 10 voitures dans le parking (prévu pour 50) et je me garais à bonne distance des autres. Pourtant, il y avait toujours un gugus pour venir mettre sa tire à côté de la mienne. Résultat : c'est là qu'un ¢&@*!?*¥ a bosselé l'aile avant de ma belle MG.
Bon. C'est pas tout, on est là pour bosser (et pas bosseler), tantôt à la Fac (ci-dessus), tantôt à la Maison de la Télédétection (ci-dessous). Mon éminent collègue, Jean-Paul Bord, en hôte prévenant, avait bien fait les choses puisque j'avais une carte magnétique pour le parking de la Fac.
Mais entre les cours et les séminaires, on a trouvé le temps de mettre la petite MG dans des décors de rêve : à Palavas (ci-dessus),
à Port-Camargue (ci-dessous - la plus belle vue sur la baie d'Aigues-Mortes),
ci-dessus, sur la Corniche de Sète, chère à Brassens et Valéry, et à La Grande Motte, et ci-dessous
en haut du Pic-Saint-Loup et dans le vignoble de Frontignan, après une dégustation de Muscat (merci Sandrine !)
Le retour s'est d'abord fait sur les départementales des Cévennes et de l'Ardèche (ci-dessus), dans des décors fantastiques. Ensuite, autoroutes avec une nouvelle étape chez les Guillaume à Fontaines, pour une soirée bien arrosée des crus de la Côte Chalonnaise...
"J'ai peur des mouches" disait San-A. Moi, je crois que j'ai attrapé tous les insectes de France, tant à l'aller qu'au retour...
Nettoyage complet, intérieur, extérieur et moteur, vidange-graissage, contrôle du circuit électrique et... travaux de carrosserie s'imposent. Mais quelle voiture quand même !
Surprenant, mais malgré le beau temps, presque pas de voitures ancêtres croisées sur le chemin. Je ne compte pas les 2CV et R4, encore très nombreuses dans le Sud mais malheureusement traitées comme des mulets et perdant leurs dernières pièces au passage. Sinon : un petit cortège de "françaises" des années 50-60 vers Pézenas le jour de l'Ascension; une jolie Alfa cabriolet fin 60 à Montpellier; une Fiat 124 Spider à Lattes, une Morgan près d'Uzès, une MGA, une MGB et une 504 cabriolet en rallye sur les routes de l'Ardèche au retour. Dans tous les cas, appels de phares, signes de la main, etc. Bref, de vrais amateurs !
A souligner enfin, au retour, en sortant de l'autoroute à Châlons, une rencontre sympathique (poignée de mains et trois mots à un feu rouge) avec un MG'iste de la Meuse (55) de retour de Corse avec son MGA.


Vallée de la Moselle luxembourgeoise 20 - 21 juin 2009

Premier arrêt à Diekirch, sous un faible soleil,
permettant quand même de repartir décapoté
Difficile d'emporter un tonneau, mais quelques bouteilles
de Pinot Gris ont quand même trouvé place dans le coffre.
Visite des caves de Wellenstein le dimanche. C'est à partir de ce moment que la pluie s'est mise à tomber.
Sans arrêt jusqu'au retour à domicile (où un beau soleil nous attendait...)


Leysin (Suisse) 4 - 9 août 2011

Petite halte à Charmes (charmante) et étape à Valdahon (pas un souvenir impérissable) sur le chemin aller
(par contre l'étape à la Résidence du Val d'Ajol sur le chemin du retour mérite le détour !)
Quand on vous disait que c'était des paysages de cartes postales !
Garage couvert ou en terrasses, Malachite-Gold a sa place partout à Leysin
Gstaad et Chillon, les incontournables sites touristiques suisses
Dans les cols des routes de Gruyère ou face aux Dents du Midi , la MG B a toujours fière allure


Côte d'Opale 27 - 29 juillet 2014

Tant qu'on est en Belgique,on peut encore espérer que le soleil soit de la partie...(dernier parking avant la frontière).
Rapide visite de Wimereux, au soleil...
Du Touquet, vide, venteux et au ciel tourmenté, à Wimereux, chaud et humide mais ensoleillé,
Malachite-Gold a dû souffrir tous les temps durant ces 3 jours.

 


Montpellier 5 - 14 mai 2015

Premiers rayons de soleil sur le plateau de Langres,
à une station d'autoroute
L'étape inévitable et toujours acceuillante chez Jeannine,
à Fontaines (Chagny) en Bourgogne
Le soleil s'affirme au sud de Lyon pour un arrêt éclair
Retour avec un peu de nostalgie à Carnon.
Décapoté pour tout le séjour.
Superbes paysages des gorges de l'Hérault, en remontant
sur le causse de la Selle
Tous les villages médiévaux sont superbes,
tel Saint-Martin-de-Londres
Les Matelles, autre vieux village au pied du Pic Saint Loup, rapidement visité avec Bruno un dimanche soir, pour lui faire goûter les joies de la MG décapotée
Le cirque dolomitique de Mourèze, bien que réduit en superficie, vaut le détour. Le petit parking à l'entrée
du village est payant (3€ !). Mais l'absence de véhicules est surtout dû au fait que l'on est hors saison
Faugères. Je voulais voir ce village aux vins célèbres.
Mais des points de vue architectural et touristique, c'est plutôt décevant
Arbois (Jura) : étape fréquente lors de nos retours du sud. Toujours agréable, mais le prix des vins est monté en flèche depuis la dernière visite.


Montpellier 24 mai - 3 juin 2015

Le voyage aller avait été prévu avec soin, en trois étapes et en minimisant les trajets sur autoroute : une première étape à Chablis, puis une autre à Neuvéglise
(Cantal), avec des arrêts à Thiers et à Laguiole pour des achats « tranchants » les second et troisième jours, et un passage « obligé » par le viaduc de Millau.

La première étape traverse la Champagne. Sous la pluie, c'est terriblement désolant. Et avec une signalisation quasiment inexistante des chantiers en voirie, c'est franchement moche et dégueulasse : la marne mouillée colle partout et la petite MG, toute propre au départ, est toute sale arrivée à Chablis. Chablis, c'est petit mais en théorie c'est joli. Mais sous la pluie et par moins de 10° à la fin du mois de mai, c'est une étape tristounette. L'anecdote, c'est la Bentley S2 du début des années 60, dans un état « sortie de grange », qui loge dans l'espèce de garage attenant à l'hôtel ! Elle est à vendre en plus. Ah, si j'avais de l'argent, j'aurais adoré la restaurer, mais il y a beaucoup à faire … Après, pour la garer en ville et remplir le réservoir, il faut assurer !

Le trajet pour rejoindre Neuvéglise, deuxième étape, se fait à sec, avec un arrêt chez Fayet, près de Thiers, qui oblige à emprunter de toutes petites routes. Mais des problèmes d'embrayage commencent à apparaître … Le dernier jour, le passage par Laguiole (à droite) permet de traverser les paysages époustouflants des cols et plateaux du Cantal. Puis c'est la descente sur Montpellier, via le viaduc de Millau – moins impressionnant que je ne l'imaginais – et sous un ciel couvert.

Sur et autour de Montpellier, le temps est variable, avec de temps en temps de belles éclaircies dont on profite. Saint-Gilhem-le-désert (à gauche), Le Grau-du-Roi, Aigues-Mortes, la petite Camargue, le Pic-Saint-Loup (à droite) et quelques autres sites sont visités en décapotable, mais avec une pédale d'embrayage au comportement inquiétant.

Le prétexte du voyage était, comme toujours, des réunions de travail avec les collègues de Montpellier. Cette année, elles se sont toutes passées sur le site Agropolis, en particulier dans le nouveau bâtiment de la Maison de la Télédétection.

Mais le retour est digne de légende.

Quitter Montpellier avant midi le 2 juin, avec en tête une étape possible en Bourgogne (pas de réservation préalable, on verra bien). La France est en grève générale et les inondations couvrent tout le centre du pays. Il faut prendre l'autoroute vers Lyon, Dijon, Luxembourg malgré les bouchons prévisibles. Les grèves font que les routes et autoroutes sont surchargées ! Des files de camions sur des kilomètres, et des camionnettes commerciales qui font la course avec tout ce qui bouge (plus con qu'un conducteur de camionnette commerciale, français ou belge d'ailleurs, je ne vois que deux conducteurs de camionnettes commerciales…). Grand soleil au départ, et jusque Montélimar, le temps est correct. Et puis, un peu avant Lyon, c'est la pluie, puis le déluge. Un accident dans le contournement de Lyon provoque un bouchon, et près de trois-quarts d'heure d'attente. La pluie cesse un moment, mais reprend un peu avant Châlons-sur-Saône, où un second accident crée un nouveau bouchon et encore trois-quarts d'heure de file. Café, gaufre et chocolat sur une aire d'autoroute vers Beaune sous la pluie. Chercher un hôtel avec un garage (la MG est pleine à craquer) n'est pas très tentant… Tant pis, on continue. La pluie s'arrête un peu avant Nancy, il est 21 heures et la plupart des camions sont à l'arrêt pour la nuit. On respire un coup, et on se décide à rentrer directement. Normalement, il n'y a plus de 2 à 3 heures de route…

C'est ici que les Romains s'empoignèrent. Entre Metz et Luxembourg, la circulation devient considérable, malgré l'heure tardive. La pluie tombe à seaux et un chantier ralenti tout le monde sur plus de dix kilomètres ! L'entrée au Luxembourg se fait à 60 km/h. On ne voit pas à 50 mètres. Je me réfugie dans la première station essence venue (je suis loin d'avoir tout consommé depuis Beaune, mais c'est toujours ça de pris : c'est moins cher qu'en France et en Belgique. Je me rendrai compte plus tard que ce plein sera bien nécessaire). On quitte le Luxembourg pour entrer en Belgique. Les routes sont couvertes d'eau. L'aquaplanage se manifeste tous les 100 mètres. Un panneau souhaite la bienvenue en Belgique sur "l'Autoroute du Soleil" ! On devrait leur faire un procès. L'eau pénètre dans la voiture par tous les (nombreux) interstices. Elle tombe sur le volant, sur le plancher, et me mouille copieusement à travers le déflecteur ouvert (sinon la buée s'installe en cinq secondes).

Le GPS me guide sur l'autoroute jusqu'à la sortie Saint-Hubert. Je me souviens qu'à l'aller, c'était une belle route à quatre bandes (type « autoroute ») bien entretenue et sans circulation. Je me dis « banco », je serai tranquille. J'arrive sur la route en question : pas le moindre éclairage, et il tombe toujours des cordes. Je ne sais pas sur quelle bande je roule. Des bancs de brouillard commencent à apparaître. J'y vois de moins en moins. Je traverse la forêt dans le noir absolu. Par moment un panneau de signalisation apparaît dans la faible lueur des phares : "route glissante", merci de le signaler, "traversée de gibier", manquerait plus que ça de rencontrer un sanglier ! J'arrive enfin à la Barrière de Champlon, croisement avec la route de Marche. Ici, c'est éclairé. Même fort éclairé : des gyrophares bleus, de feux clignotants orangés : la protection civile a barré la route dans les deux sens. Je l'apprendrai après mon arrivée, une coulée de boue obstrue complètement la chaussée. Une brave dame de la protection civile me signale, depuis sa camionnette, que je dois rejoindre Laroche, puis, de là, reprendre la route de Hotton vers Marche. La pluie ne s'arrête pas et les nappes de brouillard se multiplient. Je descends à 10 à l'heure dans les lacets des routes non éclairées vers Laroche, enfin je crois que c'est la route car il n'y a pas de plaque… J'arrive à Laroche, et il est près de minuit. La rivière atteint le plateau du pont ! Des véhicules de pompiers occupent la chaussée, tous feux allumés. Un groupe de jeunes observe gravement l'eau monter. Je trouve la route de Hotton. Mais elle est barrée ! Ça aussi je le saurai plus tard, des inondations rendent la chaussée impraticable. Me voilà chouette. Pas de plaque de signalisation, et mon GPS à la c.. qui veut toujours me renvoyer vers les routes barrées. Je reprends mes veilles cartes Michelin et ma lampe de poche. Je crois repérer la route de Vielsalm, qui devrait croiser l'autoroute Liège-Bastogne. Je tente par ce chemin. Toujours de la pluie violente, du brouillard qui se généralise, et pas un poteau d'éclairage sur la route. J'atteins la baraque Fraiture, un des points culminants de Belgique, dans la pluie et le brouillard. Je roule à 40 à l'heure et priant pour le faible éclairage des phares et les frêles essuie-glaces ne me lâchent pas. Enfin, le halo des lampes à vapeur de sodium d'une autoroute apparaît au loin. J'ai rejoint l'autoroute de Bastogne. Je prends vers Liège. Il pleut toujours autant, mais la route est bien éclairée et il n'y a plus de circulation. J'évite les sorties vers la vallée de l'Amblève, craignant les inondations, mais je tente la sortie de Tilff. Le pont sur l'Ourthe est praticable et je peux rejoindre Boncelles toujours dans la pluie et le noir, mais il n'y a plus de brouillard. Une fois à Boncelles, je reprends mon trajet quotidien de l'univ vers mon domicile.

Photos de la route de Marche captées des médias locaux du 3 juin au matin (RTBF, RTLinfo, SudPresse)

Je suis bien content d'arriver. Il est plus de 1h30 du matin, le 3 juin. La MG B a tenu sans broncher dans les trombes d'eau. Les problèmes d'embrayage ne se sont plus manifestés. Les phares ont fait ce qu'ils ont pu (malgré un trou dans le phare gauche suite à un jet de pierre à l'aller vers Montpellier), c'est-à-dire vraiment pas grand-chose. Au moins, ils signalent ma présence, à défaut de m'éclairer. Les essuie-glaces s'en sont par contre mieux sortis qu'espéré. Les deux vitesses et même l'intermittent manuel ont fonctionné de mieux en mieux avec l'usage. Mais il y a de l'eau partout à l'intérieur. Je n'ai pas eu la moindre envie de dormir durant ces 13 à 14 heures de route, même pas une seconde. Mais à peine la voiture vidée et rentrée au garage, je vais vite m'écrouler de sommeil dans mon lit.